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Clé n°23 :
Ce que je refuse de voir en moi
Ouvrir les yeux en sécurité

Lundi matin. Un collègue vous croise. Salut, ça va ?
Après un un week-end difficile, vous répondez avec un sourire de façade : Salut, oui ça va, et toi ? 🫥
C'était quand, pour vous, la dernière fois ?
On a appris à masquer certaines émotions.🤫 Ce décalage intérieur-extérieur peut devenir éprouvant, surtout quand on est hypersensible.
J'ai parfois besoin du déni...
Un mécanisme de protection inconscient 🔐
Selon Wikipédia, le déni en psychologie, c'est "le refus inconscient de prendre en compte une partie de la réalité, vécue comme inacceptable par l'individu".
On refuse de voir, d'admettre ce qui est.
⚠️Ce n'est pas de la paresse ou du confort. Ce n'est pas une part de nous mauvaise ou incompétente. C'est un mécanisme de protection émotionnelle.
Lorsqu'on vit une situation vraiment douloureuse, notre inconscient nous met en mode déni pour rendre notre vie supportable. Il se dit que voir la réalité en face serait dangereux.
Et ça nous arrive à tous !
Du petit déni (comme dans l'intro), jusqu'au déni de l'emprise (voir Clé n°19) ou de l'atrocité.
Plusieurs stratégies courantes :
🫣 minimiser : C'est pas grave - On ne sait pas vraiment ce qui s'est passé - tu es encore en un seul morceau...
🫣 rationnaliser : trouver des raisons logiques pour expliquer ce qui s'est passé.
🫣 se couper de son corps : continuer une activité malgré la faim, la fatigue, la douleur - se suradapter
🫣 banaliser : j'ai l'habitude - c'est comme ça...
🫣 l'évitement : remettre à plus tard, fuir dans des mondes imaginaires ou dans l'action permanente
🫣 l'amnésie traumatique : une partie de notre vécu est effacé de notre mémoire, comme s'il n'avait jamais existé.
Peut-être connaissez-vous d'autres modes de déni ?
...mais le déni m'empêche d'avancer.
Il y a un moment où l'on bascule
du je ne veux pas savoir-sentir, je ne suis pas prêt-e
au j'ai besoin de savoir pour avancer.
On sent intuitivement que quelque chose ne va pas.
Il y a des signes :
🔎 être déconnecté de son corps, ne plus ressentir
🔎 une fatigue durable et inexpliquée
🔎 des douleurs récurrentes, un peu étranges - moi, j'avais mal à l'oreille droite quand je ne voulais pas entendre
🔎 des flashs de perceptions ou souvenirs fugaces, survenant lorsqu'on est détendu, proche du sommeil
🔎 des schémas néfastes du passé qui se répètent
🔎 percevoir subtilement que quelque chose est incohérent...
On peut ressentir une soif de vérité. Besoin de savoir même si c'est difficile, de se libérer d'une situation où l'on se sent enfermé, enlisé.
Respecter son rythme émotionnel
À votre rythme
Il n'y a aucune obligation à sortir du déni.
Une femme m'a dit un jour qu'elle avait construit sa vie sur un équilibre fragile, et qu'elle ne voulait toucher à rien de peur que tout s'effondre.
Si le déni est encore un fondement de votre sécurité intérieure, il est précieux !
L'accueillir et en prendre conscience fait partie du chemin d'évolution. Une fois que cette part de nous se sent entendue et vue dans son utilité, elle s'apaise. 🌤️
On ne peut pas se forcer, ni forcer quelqu'un dans le déni à en sortir !
On en sort quand on a acquis la sécurité nécessaire pour faire face à la réalité.
Et si le voile de l'illusion se lève, c'est que maintenant vous êtes prêt-e à le traverser.
Peu à peu on se reconnecte à nos ressentis, à notre intuition, on se fait davantage confiance.
Quelque chose se réaligne, on revient habiter notre corps, et tout prend du sens.
Un accompagnement extérieur est souvent très bénéfique, car pour sortir du déni on a besoin de beaucoup de douceur.
Le chant thérapeutique regroupe tous ces aspects : douceur, profondeur, reconnexion au corps. On reprogramme l'inconscient pour qu'il comprenne que maintenant, on peut ressentir et savoir en toute sécurité. 😌
Cliquez sur ce lien pour en savoir plus sur les accompagnements de Chant thérapeutique.
Sur les réseaux, je publie ces jours-ci une série de courtes vidéos mettant en scène avec tendresse les différentes facettes du déni.
Une pratique pour ressentir où j''en suis
Se laisser guider en douceur
Sûrement, vous savez déjà quel aspect de votre vie actuelle vous plonge dans la tension, la gêne ou l'inquiétude.
Prenez un temps pour respirer profondément, les yeux fermés.
Connectez-vous à votre corps : mouvements doux, léger massage, son spontané...
Demandez à votre inconscient/votre âme s'il y a une part de déni pour vous en ce moment, en rapport avec cette situation.
Laissez venir les sensations : ressentis corporels, émotions, message, image...
Peut-être sentirez-vous une part protectrice, un rempart qui vous empêche d'accéder à autre chose.
Peut-être que la porte est prête à s'ouvrir.
Peut-être que tout est déjà fluide.
Une fois ces messages accueillis, remerciez cette part de vous pour toute la protection qu'elle vous a apportée jusqu'à aujourd'hui. C'est grâce à elle que vous en êtes là aujourd'hui.
Ressentez comment votre gratitude la touche. Comment ça se transforme déjà, peut-être.
Remerciez-vous pour votre courage et votre engagement à prendre soin de vous.
Vous êtes sur le chemin. 🌟
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